Eglantier

L’Églantier, le père de la reine des fleurs

Eglantier fleur

L’églantier est un arbrisseaux épineux de 1 à 3m de haut qui appartient à la famille des rosacées et au genre Rosa.. Il fait partie des rosiers botaniques, ou rosiers sauvages.
Il s’achète en jardinerie ou l pousse spontanément partout en France dans les haies, en plaine, dans les lisières de forêt et jusqu’à 1600 m d’altitude.
Il préfère les exposition généralement ensoleillée et les sols argilo-calcaire, pierreux ou ordinaires.
Il existe plus de 120 espèces de roses sauvages, ce qui est dérisoires lorsque l’on sait qu’il existe plus de 20 000 variétés de roses cultivées.
Pour faciliter leur classification, on divise les églantiers en une dizaine de groupe. Chacun porte le nom de l’espèce prédominant le groupe. Par exemple, parmi les groupe les plus connu,on trouve : Rosa canina, Rosa gallica, rosa Pimpinellifolia ,
Rosa canina L., l’un des églantier les plus connu et commun, signifie rose des chiens car on disait de sa racine qu’elle pouvait guérir la rage d’une morsure d’un chien enragé, ce qui est malheureusement faux.
Rosa canina, n’est en fait pas la plante mère d’où dérive nos roses cultivées. C’est à d’autres églantiers que ce privilège revient, et tout particulièrement à trois espèces: la rose gallique (ou rose de Provins), la rose phénicienne et la rose musquée.

Description botanique: la famille des rosacées

Les grandes caractéristiques de la famille:

Les fleurs sont solitaires ou groupées en grappes, cymes, panicules ou corymbes.
Elles sont constituées autour du chiffre 5: 5 pétales et 5 sépales. Le receptacle porte de nombreuses étamines et un nombre de carpelle variable.
Les fruits par contre sont de toutes formes: druppes (mûres, prunes), caspule, groupe d’akènes (cynorrhodon), pommée (pomme, poires)

Les caractéristiques du genre rosa:

Les feuilles sont toujours divisées en folioles variant de 3 à 11. Ces petites feuilles sont dentées.
Au point d’attache de la feuille et de la tige, on trouve les stipules , de chaque côté de la nervure de la plante. Au nombre de 2, ils sont différents d’une espèce à une autre, glabre, atrophiées, …ces critères pemettrent entre autre de reconnaître les espèces les unes des autres.

Les feuilles sont composées, et caduques. Elles comprennent cinq à sept folioles pennée et à bords dentés. Ces folioles vert ou bleuté sont généralement glabres (sans poils). Des stipules sont présentes à la base du pétiole. Le calice compte cinq sépales verts.

L’églantier se pare en juin-juillet de fleur ou églantines, roses ou blanches très odorantes et abondantes. Ses pétales sont en forme de coeur.
Ses fleurs sont dîtes non remontantes, c’est à dire que l’églantier ne fleuri qu’une fois par an, pendant environ 3 semaines.

le fruit:

Fruit de l'églantier

Le cynorhodon, rouge ou orangé, que l’on appelle couramment fruit de l’églantier, est en fait un faux fruit. Les véritables fruits sont à l’intérieur, ce sont les akènes. Ceux ci sont durs, jaune-brun, et hérissés de poils irritants qui constituent le fameux « poil à gratter ». Une partie des sépales se transforment et donnent ces fruits rouges charnus dans lequel se trouve les akènes. Ces akènes sont de petites graines dures et noires à maturité.

Comment passer du rosier sauvage aux rosiers cultivés?
Les sélectionneurs connaissent bien l’organisation de l’églantier et savent que des mutations permettent de transformer les étamines en pétales. On obtient ainsi des roses double, avec de nombreuses pétales et moins d’étamines. par exemple, si l’on plante un églantier dans une terre très riche, on pourra creer une variété à fleur double. En effet, dans certain cas, un apport en azote trop important, peut doper la force végétative du rosier et entraîner une expression des cellules non adaptées à leur emplacement (pétale à la place d’un étamine par exemple).
Ainsi, un sélectionneur peut changer des étamines en pétales.
Mais on peut également créer des monstruosités, la rose prolifère en est un exemple. En fait , des cette fleur,peuvent sortir des tiges, qui elles même peuvent donner naissance à une autre rose etc. Ces mutations ne sont pas toutes expliquées c’est pourquoi il est difficile de créer de nouvelles espèces.

Utilisation principales:
En pépinière:

Rosa canina est l’un des portes greffe les plus utilisés pour les variétés de roses sélectionnées. On utilise des sous espèces: Rosa canina ‘Pfänder’ ou ‘Shmid’s Ideal’ qui sont rustiques, vigoureuses et a et sont compatibles avec beaucoup de greffons.
En effet c’est un rosier sauvage très résistant à la plupart des maladies. On lui en connaît très peu. Il existe toutefois une sorte de galle, le bédégar, très spectaculaire, qui se développe à partir d’un bourgeon et ressemble à une touffe de filaments brun rouge. Cette galle, sans danger pour l’arbuste est provoqués par la larve d’un hyménoptère (le Diplolepsis rosae) qui pond ses oeufs dans le rosier. Suite à cette invasion, la plante réagit en formant de nouvelle cellules bombées, une galle,sans doute une façon d’essayer d’étouffer le parasite.. Ou bien est-ce le parasite qui agit sur les tissus de la plante pour provoquer cette modification des tissus qui lui sert de nid?.
Onnutilise le bédégar en infusion ou décoction. Il a les mêmes propriété que le fruit : antidiarrhérique, tonique et anti-grippal.

Utilisation des fleurs en cuisine:

Comme les pétales de rose, les pétales de l’églantier ont un arôme intense. On roule les pétales dans le blanc d’oeuf puis le sucre pour en faire des pétales cristalisés, on les cuits pour en faire des gelées, confiture, ou on les mets dans la pâte à crêpe. Elles peuvent aromatiser les vins doux, vinaigre et tisanes.

Quelques exemple de recette à base de d’églantier:
vinaigre solaire rosat:
– Faire macerer au soleil deux semaines 100 g de pétales frais d’Eglantier dans un litre de vinaigre blanc.
– Remuer régulièrement .
– filtrer
Idéal pour nettoyer la peau et appliquer sur les coups de soleil.

Les bourgeons:

En gemmothérapie, on utilise ses jeunes pousses puisqu’ils ne possède pas de véritables boutons mais plutôt des “yeux”. On l’utilise généralement sur les enfants pour les infections à répétition comme les otites , sinusites, affections respiratoires. Il régénère les muqueuses où siègent les inflammations récidivantes.

Le cynorrhodon:

cynorhodon

Le fruit de l’ églantier, figure dans la Pharmacopée européenne.
Les propriétés du cynorhodon sont nombreuses : antivirale, antidiarrhéique (par la présence des tanins), antioxydant, diurétique,anti-inflammatoire, chasse les oxyures et d’autres vers intestinaux (d’où son nom vernaculaire “ de gratte cul”).
Mais par dessus tout, il apporte énormément de vitamine C.
C’est d’ailleurs l’un des fruits les plus riche en vitamine C (acide ascorbique) avec l’argousier. La vitamine C (jusqu’à 2.4%) est contenue dans la pulpe du fruit. 25g de fruits peuvent couvrir nos besoins quotidiens. la baie de l’églantier (légèrement acidulée) serait « 20 fois plus riche que l’orange en vitamine C » !
Pour la petite histoire, pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que les attaques allemandes empêchaient tout ravitaillement des troupes, les Britanniques, n’avaient pas accès aux oranges. Ils demandaient aux enfants de leur récolter des cynorhodons pour éviter une carence en vitamine C (scorbut).
La vitamine C fait partie des vitamines dîtes essentielles car nous ne pouvons pas la fabriquer. Elle participe à la métabolisation du fer et est indispensable pour notre système immunitaire.
Ainsi, il renforce les défenses immunitaires, et aide à lutter contre l’asthénie.
De plus ses autres constituants sont également nutritionnellement très intéressants, : Autres vitamines présentes: A,K,P et B, pectine (15%) acide de fruits, tannins (comme toutes les rosacées).
On y trouve également des huiles essentielle, et des caroténoïdes aux propriétés antioxydantes qui lui doivent sa coloration rouge-orangée.
Il a d’autres propriétés intéressantes: il lutte contre la diarrhée, calme l’entérite, les crampes d’estomac, et la nausée – bien qu’il ne soit pas recommandé aux femmes enceintes.

Comment les consommer:

Il est préférable de faire attention aux points suivants:
⦁ préparer les fruits en coupant les deux extrémités avant de les cuires
⦁ cuire rapidement en couvrant afin de limiter la perte de vitamine C;
⦁ filtrer à travers un tamis très fin pour éliminer les graines et leurs poils, qui sont irritants.
On peut consommer les fruits crus en les pressant pour n’ingérer que la pulpe. Ils se mangent aussi en gelée, confiture ou dans des soupes. Les Suédois l’utilise comme ingrédient principal dans leur soupe nationale, la nyponsoppa.
On les prépare aussi en sauce tomate en ajoutant de l’origan et d’autres herbes.

Décoction de cynorhodon :prendre 30 g à 50g de cynorhodons par litre d’eau, et de les laisser bouillir 5 minutes, puis infuser 10 minutes. Prenez-en 3 ou 4 bols par jour en dehors des repas.

Récolte:
La récolte se fait dès l’automne ou après les premières gelées qui ramollissent les fruits.

Fruit de l'églantier sur rameaux

Sources:
Les plantes qui guérissent, qui nourrissent , qui décorent JM PELT
Le chemin de la nature mangeons l’églantier cynorrhodon ou gratte cul
Plantes sauvages comestibles S.G Fleischhauer, J.Guthmann et R.Spiegelberger , ed ULMER – Fev 2012
Passeport santé
De mémoire d’églantine Bernard Bertrand

Le Sureau noir, l’incontournable de l’hiver
Un petit mot sur mes infusions

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